État du segment immobilier du Riad à Marrakech


immobilier à Marrakech

Le marché de l’immobilier à Marrakech est un secteur qui a beaucoup évolué en quelques années pour devenir aujourd’hui l’un des piliers de l’économie locale. Jusqu’à l’avènement des années 2000, le secteur Immobilier Cotémédina à Marrakech était essentiellement intérieur, c’est-à-dire que les transactions de ventes et d’achats se faisaient essentiellement entre les populations locales et les prix restaient forcément assez bas. Jusqu’à cette période, les étrangers étaient peu nombreux à s’intéresser à ce marché, ce sont principalement des politiciens, des artistes ou de riches industriels qui y venaient acquérir des résidences secondaires. Ils avaient tous un point en commun : ils avaient le goût de l’aventure. Parmi ces poètes qui venaient s’offrir des palais marocains, on retrouve Guerrand Hermès, Bill Willis, Eve Ruggieri, Alain Delon, et bien d’autres. Avec l’avènement des années 2000, une nouvelle mode explose : celle des Riad. C’est à ce moment-là que le marché immobilier à Marrakech commence à se transformer. Les étrangers se pressent aux portes de la cité ocre, ce sont principalement les Français (70%), des Américains, des Canadiens et même des Australiens qui viennent à Marrakech pour acheter une maison traditionnelle pour la restaurer.

Médiatisation et explosion de l’immobilier à Marrakech

Entre 2000 et 2002, l’engouement des étrangers pour la restauration des maisons traditionnelles et des Riad à Marrakech est relayé par les médias. L’émission Capital sur M6 par exemple qui en fait un documentaire. L’immobilier à Marrakech est présenté comme l’exotisme à seulement quelques heures en avion. Il est désormais possible de quitter le monde moderne et sa pollution pour un mode de vie beaucoup plus traditionnel et de s’offrir une pause, à 2 ou 3 heures d’avion. Sans oublier le soleil, le beau temps qui règne tout au long de l’année sur la cité ocre. Pour les acheteurs européens qui sont habitués aux prix de l’immobilier élevés en Europe, les prix de vente sont très bas au Maroc. À l’époque, une résidence de 400 m² avec rez-de-chaussée, jardin ou patio, terrasse et étage, avec en plus une surface de plus de 800 m² se vendait à 500 000 francs, ce qui correspond environ à 75 000 euros de nos jours. À l’époque les travaux de rénovation revenaient plus chers que le coût d’acquisition du bien.

Les effets de cette ruée vers le logement ne se sont pas fait attendre, entre 2008 et 2009 le secteur immobilier à Marrakech a connu une flambée des prix à nul autre pareil. On notait une augmentation se situant entre 20 et 30% chaque année. Les propriétaires ayant récemment rénové leurs Riad ont pour la plupart décidé d’en faire des hébergements pour touristes/voyageurs. Ils proposent des chambres à prix élevés sans que la qualité de l’hébergement ou des services autour ne suive forcément. Toutefois ils rencontrent un franc succès puisqu’à l’époque résider dans un Riad à Marrakech est une tendance à suivre absolument, voire un phénomène de mode. Les hôteliers faisant face à cette concurrence assez déloyale alertent les autorités en charge du tourisme qui décident par conséquent de réglementer le secteur des Riad et maison d’hôtes. Ces nouvelles lois ne freinent pas les investisseurs qui viennent de plus en plus nombreux pour acheter des Riad. Depuis 2000 le marché a bien évolué, désormais certains Riad sont vendus clés en main, c’est-à-dire rénovés, titrés, classés et prêts à être exploités comme maisons d’hôtes. Toutefois on en retrouve toujours à rénover, pour les investisseurs intéressés par des travaux. Les prix ayant explosé, le moindre petit Riad coute assez cher. On trouvait un Riad de 5 chambres avec salles de bain, sur une surface de 200 m² avec un emplacement correct dans la médina aux prix de 500 000 euros ou 600 000 euros. Nous sommes bien loin des 75 000 euros du début des années 2000. Cela ne décourage pas les investisseurs qui viennent toujours plus nombreux, ces derniers sont tout de même plus attentifs à l’investissement qui est désormais lourd.

L’impact des nombreuses crises sur l’immobilier à Marrakech

L’engouement pour les biens immobiliers à Marrakech et notamment pour les Riad est ralenti par la crise économique. Le gel des crédits, les faillites des banques aux quatre coins de la planète, l’annonce de la crise aux États-Unis, l’effectivité de la crise en France, en Espagne, en Italie, etc. Ce sont là les premiers facteurs qui ont fait baisser l’engouement des investisseurs européens pour les Riad à Marrakech, mettant ainsi un terme à l’augmentation des prix. Vient ensuite la crise sociale qui s’est manifestée par les printemps arabes. Les pays du Maghreb vivent des révolutions successives en commençant par la Tunisie, suivie de l’Égypte et de la Libye. Le Maroc et l’Algérie sont les seuls pays de la région qui échappent à ces vents révolutionnaires. Malgré l’absence de crise sociale au Maroc, de nombreux investisseurs étaient dans la crainte de ce qui aurait pu arriver, cela a entraîné une autre baisse du nombre de transactions, entraînant avec elle la baisse des prix. Après les crises sociales, ce sont les crises sécuritaires qui frappent plusieurs continents. Ainsi des attentats touchent la France, l’Angleterre, la Belgique, les États-Unis, la Libye, le Canada, la Syrie, la Russie, etc.

Pendant environ 3 ans, dès 2010, Daech et son état islamique ont installé un climat de peur qui a freiné les voyageurs, surtout en direction de territoires musulmans. La conséquence étant que les investisseurs se sont faits de plus en plus rares dans l’immobilier à Marrakech, entraînant une baisse continuelle des prix. Malgré le fait que le Maroc soit l’un des pays les plus sûrs au monde, la peur règne et les propriétaires de Riad veulent vendre. La confiance vis-à-vis du Maroc fait son retour après l’organisation brillante de la COP22, mais aussi grâce à la presse et la télévision qui vantent les richesses et la beauté du Maroc. Les touristes et les investisseurs font leur grand retour, grâce aussi aux relations que le Maroc tisse avec le nouveau président Macron. 2018 marque l’année de la reprise forte des activités pour les Riad.

Famille Bricout, Lyon Noel 2007
"Nous avons pass de trs bonnes vacances grce vous ! Le priple dans le dsert a t une aventure familiale trs sympathique, merci toute l'quipe accompagnatrice"
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